164 connectés (2 membres, 162 visiteurs)
Nice - Marseille 2-1, Coupe de France 1954
AccueilHistoriqueCoupes de France › Coupe de France 1954

NICE - MARSEILLE : 2 - 1

Dimanche 23 mai 1954 Compétition : Finale de la Coupe de France 1953/1954 Lieu : Stade Yves-du-Manoir, Colombes Mi-temps : 2 - 0 Arbitre : M. Harzic Spectateurs : 56 803 Équipe de Nice : Hairabedian - Ben Nacef, Gonzalez, Cuissard, Poitevin - Mahjoub, Ujlaki - Nurenberg, Antonio, Carniglia, Fontaine.
⚽ Buts pour Nice Nurenberg (6e), Carniglia (11e)
⚽ But pour Marseille Andersson (55e)

La deuxième Coupe de France des Aiglons

Deux ans après son fameux doublé de 1952, l'OGC Nice se retrouve de nouveau à Colombes pour y disputer une finale de Coupe de France. Au terme d'une compétition riche en surprises et en rebondissements, l'édition 1954 s'achève par une victoire des Aiglons face à l'Olympique de Marseille (2-1).

À Colombes, stade Yves-du-Manoir, le 23 mai 1954
OGC Nice - Olympique de Marseille : 2 - 1 (2-0)
Arbitre : M. Harzic
Spectateurs : 56 803
Buts pour Nice : Nurenberg (6e), Carniglia (11e)
But pour Marseille : Andersson (55e)
Les équipes
Nice :
Hairabedian - Ben Nacef, Gonzalez, Cuissard, Poitevin - Mahjoub, Ujlaki - Nurenberg, Antonio, Carniglia, Fontaine.
Marseille : Angel, Gransart, Ben Miloud, Mesas, Johansson, Rossi, Palluch, Ben Barek, Andersson, Scotti, Mercurio.

Finale Coupe de France 1954 - OGC Nice

L'édition 1954 de la Coupe de France a rapidement connu une physionomie particulière du fait de nombreuses oppositions entre clubs de l'élite dès les premiers tours. Dès les 32es de finale, plusieurs chocs étaient au programme : Lille-Roubaix (2-0), Nice-Lens (5-0), Metz-Sochaux (2-1) et surtout Lyon-Saint-Étienne (3-0). Sept clubs de D1 passent ainsi à la trappe.

Un fait particulièrement rare se produisit lors des huitièmes de finale. Sur les huit rencontres proposées, quatre voyaient une confrontation D1 contre D2. Le Havre, Lille, Metz et Nancy se font surprendre respectivement par Cannes (3-0), Rouen (2-0), Sedan (2-1) et Besançon (2-1). En quarts de finale, seules trois formations de l'élite ont réussi à se sauver : Nice, Bordeaux et Marseille.

Les deux premiers s'affrontent dès ce stade pour une revanche de la finale 1952, magnifiquement remportée par les Aiglons (5-3) dans un match longtemps estimé comme la plus belle finale de Coupe jamais disputée. Mais le scénario de ce quart allait être tout autre. À 1-0 pour les Niçois, sur une frappe girondine, Guy Poitevin ne peut faire autrement que de dégager le ballon du poing. Le penalty est indiscutable mais les Niçois poursuivent leur action et marquent par Ujlaki. Outrés, les Bordelais quittent la pelouse plus d'un quart d'heure durant. Bordeaux bénéficia alors d'un penalty (1-1), mais dut rejouer la rencontre, cette fois-ci largement perdue (0-3).

Nice retrouve Marseille en finale. L'OM prétend à un septième succès pour sa neuvième finale de Coupe. Le sort de la partie sera rapidement connu. Après seulement onze minutes de jeu, Just Fontaine et ses coéquipiers mènent déjà par deux buts d'écart. Les réalisations de Victor Nurenberg (6e) et Luis Carniglia (11e) sont d'autant plus symboliques que ces deux joueurs avaient déjà trouvé le chemin des filets lors de la finale de 1952. La réduction du score de Gunnar Andersson pour l'OM n'empêchera pas les Aiglons d'inscrire une seconde Coupe de France à leur palmarès.


Les buts :
1:0 Nurenberg (6e), reprise d'une tête plongeante au second poteau d'un centre court de la droite de Fontaine.
2:0 Carniglia (11e), tir croisé à ras de terre de la gauche, sur talonnade de la droite de Nurenberg.
2:1 Andersson G. (55e), tir croisé à ras de terre à droite du point de penalty, sur passe de Palluch.


Vidéo :


Anecdotes

L'OGC Nice, avec une attaque en V à la mode hongroise — les inter Antonio et Fontaine en pointe, le meneur de jeu Carniglia opérant comme faux avant-centre et les ailiers revenant loin en arrière — et une équipe cosmopolite, remporte sa seconde Coupe après avoir marqué rapidement deux buts grâce à ses buteurs fétiches Nurenberg et Carniglia, qui avaient déjà marqué de la même façon, en 12 minutes, deux ans plus tôt.

Fait marquant de cette finale : deux minutes avant la fin du match, Scotti loba Hairabedian et Pancho Gonzales dégagea sur sa ligne d'un ciseau retourné, la balle rebondissant sur la barre avant de revenir en jeu. Et cette fois-ci, c'est Carniglia qui dégagea de la tête sur la ligne la reprise de Palluch !

Gonzalez - Finale Coupe de France 1954