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DANS QUEL éTAT L'OGC NICE VA-T-IL ABORDER SON BARRAGE ?

Malgré la défaite face à Lens, vendredi, en finale de Coupe de France (1-3), les Niçois ont montré un bien meilleur visage que lors des dernières semaines. Encourageant, alors que Saint-Étienne les attend dès mardi (20h45). Le club semble aussi prêt à explorer tous les terrains pour sauver sa place en Ligue 1.

Si la déception d'une finale perdue peut durer une vie, celle des Niçois après leur défaite contre Lens (1-3), vendredi, devra être évacuée en quelques jours. La survie des Aiglons se jouera cette semaine : mardi pour son barrage aller, vendredi pour le retour. Pas de quoi digérer, et de quoi se poser des questions sur l'état dans lequel se présentera l'équipe de Claude Puel face à des Stéphanois qui auront eu plus de dix jours pour se préparer.

Avec quelle confiance ?

Vendredi, il n'a fallu que quelques minutes pour comprendre que la déculottée redoutée par les supporters niçois n'aurait pas lieu. Entreprenants, les Azuréens ont longtemps fait jeu égal avec les Lensois. « Ça s'est joué sur des détails, a reconnu le Sang et Or Adrien Thomasson après le match. Si le ballon fait barre rentrante en deuxième mi-temps (Antoine Mendy, à 2-1), c'est pareil... Leur 16° place en Championnat ne reflète pas du tout le niveau de cette équipe. » « C'est le match ou l'on a eu le plus d'occasions de ces six derniers mois, observait de son côté Dante. On n'a pas joué avec la crainte, on était ensemble, on a montré du courage. On s'est donné plus de confiance pour les deux prochains matches ». Après la bouillie rendue contre Metz (0-0), le week-end précédent, les Niçois en avaient besoin.

Avec quel environnement?

Après les débordements qui ont suivi le nul face à Metz, lors de la 34° journée, et les incidents au cœur de Paris, la veille de la finale, le comportement du virage niçois au Stade de France était scruté. Cette fois, les supporters azuréens se sont bien tenus. Aucune fronde en fin de match. La discussion avec leur capitaine, Dante, une fois le match perdu, s'est, elle aussi, déroulé dans un climat apaisé. « Les supporters nous ont transmis qu'ils étaient avec nous, a expliqué le Brésilien. On est ensemble. Ce barrage, on le jouera avec le soutien de toutes les personnes qui sont autour du club. »
Parler de sérénité serait très exagéré. La peur de descendre existe à tous les étages de l'OGCN qui, même en Ligue 1, verrait son train de vie encore réduit la saison prochaine. Mais l'ambiance insurrectionnelle de la fin de Championnat semble avoir été mise sous silence. De toute façon, sauf surprise, le retour face à Saint-Étienne se fera à huis clos. Voir la Ligue répondre favorablement à l'appel du Gym pour annuler cette sanction paraît improbable, l'appel ayant surtout été fait pour le deuxième match à huis clos et celui avec sursis, qui pèseraient sur la saison prochaine.

Avec quels joueurs?

Les Niçois n'auront eu que quatre jours pour préparer le barrage aller, et ils en auront un de moins pour le retour. Au bout d'une saison riche de 52 rencontres, qui a commencé le 6 août, leur état de forme peut être un objet d'inquiétude. Restés en région parisienne après la défaite, les Aiglons sont rentrés hier en début d'après-midi sur la Côte d'Azur: Ils reprendront l'entraînement aujourd'hui et disposeront de deux séances pour se préparer.
Pour le match retour, ils ont l'assurance de pouvoir conserver Elye Wahi (suspendu à l'aller), Yéhvann Diouf et Antoine Mendy, trois titulaires, mais pas encore Hicham Boudaoui, Kojo Peprah Oppong, ni Ali Abdi - seul joueur pouvant également être retenu par sa sélection, la Tunisie, pour l'aller. Chaque force compte et le club a envoyé hier un courrier à Vincent Labrune pour lui enjoindre d'intervenir auprès des Fédérations concernées. L'OGC Nice a aussi informé le président de la LFP qu'il se réservait le droit de saisir les juges afin d'obtenir réparation du préjudice que la Ligue pourrait lui faire subir à cause de la programmation de ce barrage pendant les dates FIFA. Ce que le Gym espère ne pas avoir à faire.